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Un texte tourne sur les réseaux.

Un texte tourne sur les réseaux.

Sarah Milen27 mars 2026

Pas de signature. Juste un constat amer sur le prix du carburant, et une question que beaucoup se posent en silence à la pompe.

1,50 €. Puis 2,30 €. Et si on cherchait des solutions ?

En 2018, dix centimes de plus sur le litre avaient suffi à mettre la France en gilet jaune. Aujourd’hui, le litre flirte avec les 2,30 €. On soupire, on empoche le reçu, on repart.

Le texte viral qui circule en ce moment pose une vraie question : comment en est-on arrivés là ? Les hausses sont venues par paliers, noyées dans une inflation plus large. On s’adapte. Parfois trop vite. Car derrière chaque ticket de caisse, il y a une réalité concrète, dans nos villages et nos campagnes de l’Yonne, la voiture n’est pas un choix. C’est une nécessité.

Mais des alternatives existent. Ici, maintenant, dans notre département.

À Auxerre, le Flexibus dessert 28 communes de l’agglomération sur réservation , permettant de rejoindre la gare, l’hôpital ou les lycées sans prendre sa voiture. Autour de Seignelay, la Communauté de communes Serein et Armance a lancé en octobre 2024 un partenariat avec BlaBlaCar Daily : les passagers voyagent gratuitement jusqu’à 40 kilomètres, les conducteurs sont rémunérés à chaque trajet.  À Sens, le réseau Intercom propose le Cartobus, un transport à la demande sur six zones du Grand Sénonais , pour rejoindre la ville depuis les communes périphériques.

Ces initiatives existent. Sont-elles suffisamment connues ? Suffisamment utilisées ? C’est là que tout commence.

La dépendance à la voiture s’est construite sur des décennies. Elle ne se défait pas en un plein. Mais chaque trajet partagé, chaque réservation de Transport à la demande, c’est un pas dans la bonne direction.

La colère, ça épuise. Les solutions, elles, durent.

Sarah Milen

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