
C'est dans une atmosphère électrique, portés par un public en fusion, que les Phénix de l'Yonne ont décroché hier soir leur billet pour la Nationale 2. Une victoire arrachée dans les derniers instants, au terme d'un match haletant qui restera gravé dans la mémoire des supporters icaunais.
Sur le parquet, les joueurs ont tout donné. Chaque ballon disputé, chaque défense accrochée, chaque panier inscrit : rien n'a été épargné dans cet ultime combat. Le souffle court, les jambes lourdes, mais le cœur immense, les Phénix ont incarné ce soir-là bien plus qu'une équipe de basket, ils ont représenté tout un territoire, tout un département.

Hafid Kouider, président du club, ne cachait pas son émotion au moment de savourer la qualification. « Cette victoire et cette montée en N2 n'est pas le fruit du hasard, c'est le résultat d'une volonté farouche, d'un staff mobilisé, des joueurs et des supporters qui ont été très importants ce soir », a-t-il déclaré, la voix chargée de fierté.
Des mots qui résument parfaitement l'ADN de ce club en plein essor. Car derrière cette montée, il y a des mois de travail, de sacrifices et d'une cohésion rare entre dirigeants, encadrement technique et joueurs.
Et la dynamique ne s'arrête pas là. Le basket dans l'Yonne vit une période dorée : les salles se remplissent, les jeunes affluent vers les sections, et l'engouement populaire autour des Phénix ne cesse de grandir. Cette montée en N2 pourrait bien être le catalyseur d'un mouvement encore plus large, celui d'un territoire et d'un département qui se passionnent durablement pour la balle orange.
Du côté des féminines, déjà qualifiées pour la Nationale 3, rendez-vous le 10 mai prochain pour conclure la saison en beauté lors de leur dernier match. Une belle façon de clore une année qui restera, pour les deux équipes, historique.
À l'Yonne de vibrer encore.

Sarah Milen
