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Midi Entreprise : quand St Joseph La Salle et son Alumni ouvrent la table aux partenaires

Midi Entreprise : quand St Joseph La Salle et son Alumni ouvrent la table aux partenaires

Clara Varenne2 juillet 2026

Il y avait, ce mercredi 1er juillet, un peu de vent et beaucoup de soleil, un créneau météo que personne n'aurait osé espérer une semaine plus tôt. Sous cette lumière presque trop généreuse, l'établissement St Joseph La Salle, son association Alumni et le bureau des entreprises recevaient, pour la toute première fois, les entreprises partenaires autour d'un déjeuner baptisé « Midi Entreprise ». Une idée simple, née d'une envie plus simple encore : dire merci.

Chaque année, près de 300 jeunes de l'établissement partent en stage. Derrière ce chiffre, il y a des notaires qui ouvrent leurs dossiers, des entreprises du bâtiment qui acceptent d'expliquer un métier à un adolescent qui ne sait pas encore ce qu'il veut faire, des sociétés de sécurité, des commerces, tout un écosystème patiemment tissé au fil des années. Ce sont eux que l'on a voulu réunir, l'espace d'un repas, pour leur rendre un peu de ce qu'ils donnent toute l'année.

À la table des organisateurs, Hélène Grandin, présidente de l'Alumni, et Monsieur Willig, directeur de l'établissement, portaient ensemble ce premier rendez-vous. On sentait, dans leur façon d'en parler, quelque chose qui dépassait la simple logistique d'un déjeuner : l'envie de faire vivre un réseau, de lui donner un visage et une régularité. Car l'Alumni, justement, sort tout juste d'une mue. L'ancienne Amicale des anciens élèves s'est transformée, l'an dernier, en association Alumni, un changement de nom qui n'a rien d'anecdotique, tant il s'agissait de construire un réseau capable de rayonner bien au-delà des murs de l'école. Hélène Grandin, en dessine aujourd'hui les contours avec une équipe restreinte mais engagée : une vice-présidente, une trésorière, une soixantaine d'adhérents, et l'ambition d'aller chercher les autres, ceux qui ne savent pas encore qu'ils appartiennent, eux aussi, à cette histoire commune.

Ce déjeuner n'a pas vocation à se répéter souvent. L'agenda est déjà chargé, ventes conviviales, participation aux rencontres nationales des réseaux d'anciens élèves La Salle, visites d'entreprises comme celle organisée en janvier, où plusieurs jeunes ont découvert, à quelques rues de chez eux, une entreprise dont ils ignoraient jusqu'au nom. « On n'y va pas », entend-on souvent. Et pourtant, une fois la porte franchie, la curiosité fait le reste.

C'est précisément ce que Monsieur Willig et Hélène Grandin veulent cultiver : moins d'événements pour le plaisir de l'événement, davantage de contenu qui a du sens. Des conférences, des ateliers, un forum des métiers relancé avec le bureau des entreprises, l'envie de montrer qu'un secteur comme le bâtiment ne se résume pas à un seul métier mais à toute une constellation, du maître d'ouvrage à l'architecte, en passant par des dizaines de fonctions que les élèves ne soupçonnent pas toujours.

Reste un défi que connaissent bien tous les réseaux d'anciens élèves : convaincre les jeunes diplômés, souvent peu pressés d'adhérer en sortant. L'équipe mise sur un instant précis, celui de la remise des diplômes, ce jour où l'on devient officiellement « ancien » pour planter la graine d'un sentiment d'appartenance qui, disent-ils, finit toujours par s'ancrer naturellement, avec le temps.

Clara Varenne

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