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La Maison de Juliette, 25 années d’amour de l'ameublement.

La Maison de Juliette, 25 années d’amour de l'ameublement.

Arthur Londres3 mars 2026

En novembre 2001, Juliette Bouchard ouvrait sa première boutique d'ameublement La Maison de Juliette. 25 années plus tard, avec deux boutiques, l’affaire continue.

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Juliette et son équipe. Au centre, Juliette, à gauche sa maman, à droite Clara, place du Maréchal Leclerc à Auxerre

Commerciale abonnée à sa voiture, Juliette a troqué il y a bientôt 25 ans la vente de collants et spiritueux pour s’installer à son compte. Passionnée de brocantes, décoreuse d’intérieur pas tenté, Juliette ouvre en novembre 2001 sa première boutique de décoration et d’ameublement à Chablis. « Ça a pris un élan avec le tourisme, derrière d’autres boutiques ont ouvert, il y a une vraie attractivité autour de ce petit village de 2500 habitants ».

Forte de ce premier succès, Juliette veut assouvir une vieille envie. « Je voulais faire une maison dans laquelle les gens viennent pour qu’ils puissent se projeter dans leur propre chez-soi ». Son père, kiné à la retraite, essaie depuis quelques mois de vendre son cabinet situé place du Maréchal Leclerc en plein cœur de ville à Auxerre. L’occasion est bénite, Juliette le rachète, fait des travaux et ouvre en 2011 sa deuxième boutique. Un parcours de 150m2 fait de chambres, de salons, de cuisines, de bougies, de tapis, tableaux et espaces à thèmes. « J’avais peur de me cannibaliser entre les deux boutiques, mais en fait pas du tout. Chaque boutique a vraiment son identité et sa propre clientèle ».

Sur Pinterest, dans de grands salons professionnels comme dans de petites boutiques, Juliette cherche constamment de nouvelles marques et de nouveaux produits en portant une attention particulière sur la qualité, la provenance, l’éthique, mais aussi le prix. « Quand j’achète, je me dis qu’il en faut pour tout le monde. Le petit enfant qu'a 4 pièces dans le fond sa poche comme la personne qui se meuble et qui cherche du papier peint ou un canapé, pense la patronne. Nos clients ont leur fait confiance. Vous avez vu un lustre qui vous plaît ? On le charge dans votre voiture, vous l’essayez chez vous, si ça ne plait pas vous me le ramener ».

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Pour que le client se sente comme chez soi, Juliette a créé une maison

Un sens de l’humain qui fait le succès et la longévité des deux boutiques. Avec deux salariés à temps plein et deux temps partiels, Juliette a fait face aux difficultés du métier de commerçant. « Pour le covid, on a bien été aidé par l’état. Pour ce qui est des travaux (place du maréchal Leclerc), j’étais très favorable au côté piéton, c’est un confort… Par contre je trouve qu’on n’a pas été accompagné durant ces 24 mois ». Quelques semaines après le début des travaux, le chiffre d’affaires de la boutique auxerroise est divisé par cinq. Pendant deux ans, Juliette ne se verse ni salaire, ni loyer, « Heureusement, j’avais toujours la boutique de Chablis et ma trésorerie, confie Juliette. J’ai tout bouffé et j’ai refait un emprunt, mais ça a été très dur. J’ai failli abandonner, mes clients m’ont beaucoup soutenu, et j’ai été très touché par le soutien des autres commerçants qui m’ont fait travailler, la démarche était hyper humaine ». Heureusement pour Juliette et son équipe, le chiffre d'affaires est revenu à la normale, l’aventure de bientôt 25 ans peut continuer.

Arthur Londres

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