Face à l’Olympique Lyonnais, l’AJ Auxerre arrive avec une dynamique encourageante. Une victoire et trois nuls, dont un point ramené de Monaco — après avoir mené 2-0 certes — ont redonné un peu d’élan. Mais dans ce sprint final, il faudra transformer. Car pour espérer éviter les barrages, l’équation est claire. Et face à un Lyon relancé, le défi est réel.
Lassine Sinayoko est le 15 meilleur buteur de Ligue 1, à seulement 2 buts du top 10. Crédit : Matéo Desnoyers
Ce n’est pas spectaculaire, mais ça avance. Une victoire et trois nuls d’affilée, c’est la plus belle série de la saison Auxerroise. Depuis le mois de mars, l’équipe ne perd plus — ou presque plus, Auxerre depuis le 1er mars c’est une victoire, cinq nuls et une défaite 1-0 à Marseille, un très beau bilan pour les hommes de Christophe Pelissier. Plusieurs points sont à apportés à ce nouveau visage de l’AJ Auxerre, notamment les blessures, l’équipe semble presque complète ! On déplore toujours Oussama El-Azzouzi ou Lasso Coulibaly, mais le reste de l’équipe semble solide. Mais surtout c’est la charnière centrale. Depuis l’arrivée de Bryan Okoh et son introduction dans le 11 de départ aux côtés de Sinaly Diomandé, la défense Auxerrois est plus sereine. Et ça se ressent. Dans les quatre derniers matchs, il y a deux clean sheet…
Autre point à mettre en avant, l’AJA est de nouveau tueuse. Ce point pris à Monaco en est le meilleur exemple. Mener 2-0 là-bas, ce n’est pas anodin, et encore moins en 30 minutes. Certes, l’AJA n’a pas tenu jusqu’au bout, mais elle a montré qu’elle pouvait rivaliser, qu’elle pouvait faire mal, et qu’elle n’était pas condamnée à subir. Dans cette fin de saison, ce genre de signal compte. Il redonne de la confiance, il enlève un peu de pression, et il permet d’aborder les matchs avec une autre tête.
Un cap à franchir… maintenant
Mais c’est maintenant qu’il faut tout mettre ensemble. La bonne condition physique, la sérénité derrière et l’efficacité de devant. Parce que si l’AJA veut encore croire à un maintien sans passer par les barrages, il faut accélérer. Le calcul est simple : sept points à prendre sur les quatre derniers matchs, voir plus si possible… Pas impossible. Mais ça demande autre chose. Gagner. Et quand on regarde les dernières performances, il y a de quoi y croire. Auxerre est plus solide, plus disciplinée, plus constante. Reste à transformer ces bases en résultats concrets.
Le match de samedi face à Lyon arrive donc au bon moment. Parce qu’il peut servir de déclencheur. Parce qu’un succès ici changerait tout : la dynamique, le classement, et surtout la perception. Mais pour ça, il faudra oser. Ne pas jouer petit bras. Ne pas se contenter.
Lyon revient fort… et ça ne pardonne pas
Le problème, c’est que l’adversaire n’est pas dans le même état d’esprit qu’il y a quelques semaines. Après 9 matchs sans victoire, l’Olympique Lyonnais a retrouvé des couleurs. Et battre le Paris Saint-Germain, sur sa pelouse, ce n’est jamais anodin. Ça dit quelque chose d’une équipe qui a repris confiance, qui joue plus libérée, et qui redevient dangereuse. Dans ces conditions, le danger est partout. Lyon a des joueurs capables de faire basculer un match en une action. Et si Auxerre laisse trop d’espaces ou sort de son match, ça peut aller très vite. Le défi est donc clair : rester solide, ne pas subir trop longtemps… et profiter des moments où Lyon peut laisser des ouvertures. « On sait qu’on va défendre une bonne partie du match, mais on ne va pas faire que ça sur l’ensemble de la rencontre ! », annonce Christophe Pelissier. L’AJA va devoir piquer au bon moment, soi possible d’entrer de match, comme à Monaco, avec cette fois-ci, peut-être un peu plus de réussite et de contrôle dans la fin de match.
Ethan Bickle
