Après Quentin Fillon-Maillet hier, on se penche sur le cas Lou Jeanmonnot… Véritable star de ces JO 2026, elle a éclaboussé l’hiver de son talent. Entre consécration internationale et plaisir à domicile, la biathlète française a confirmé qu’elle faisait désormais partie des grandes, très grandes.
Lou Jeanmonnot a réussi un 19/20 lors de la mass start des championnats de France. Crédit : Ethan Bickle
À Jeux olympiques d'hiver de 2026, Lou Jeanmonnot n’était pas forcément celle que tous les projecteurs attendaient. Mais très vite, elle a pris de la place. Le tir est propre, rapide, rarement pris en défaut. Sur les skis, elle ne surjoue rien, mais ne subit jamais vraiment. Au fil des jours, les médailles tombent. Quatre au total, dont un titre en relais mixte et un en relai dame. Une moisson qui dit beaucoup, mais qui ne raconte pas tout. Car au-delà des podiums, c’est une impression qui s’installe, celle d’une athlète parfaitement à sa place. Pas de crispation, pas de débordement. Elle avance, course après course, avec une forme d’évidence.
Ce qui marque aussi, c’est sa gestion des temps faibles. Même quand tout n’est pas parfait, elle limite la casse, reste dans le coup. Une qualité essentielle à ce niveau, et qui finit par faire la différence sur une quinzaine aussi dense. En quelques jours, Lou Jeanmonnot a changé de dimension. Sans bruit, mais de façon très nette.
L’hiver de la confirmation
Mais une grande quinzaine ne suffit pas à définir une saison. Et c’est là que 2026 devient vraiment intéressante. Derrière les Jeux, Lou Jeanmonnot ne disparaît pas. Elle enchaîne. Sur la Coupe du monde de biathlon, elle s’appuie sur ce qui a fait sa force : la régularité. Peu de trous d’air, beaucoup de courses solides, et cette capacité à toujours se maintenir dans la bataille pour le podium. Pas toujours spectaculaire, mais terriblement efficace. Petit à petit, elle s’installe en tête du classement général. Là encore, sans coup d’éclat isolé, mais avec une accumulation de performances maîtrisées. Le gros globe de cristal vient récompenser cette constance, presque logique au vu de son hiver.
La fin de saison, elle, ramène à quelque chose de plus simple. Les championnats de France, en Bourgogne-Franche-Comté, à la maison. Le contexte est différent, les corps sont fatigués. Sur la mass start, Julia Simon est plus forte. Lou termine deuxième. À l’arrivée, elle ne cherche pas d’excuse : « Il n’y avait rien à faire face à elle aujourd’hui ». Une phrase courte, lucide, qui résume bien son état d’esprit. Avant d’ajouter, presque comme un rappel de ce qui compte vraiment en fin de saison. « Je suis vraiment là pour le public… pour rendre tout le soutien qu’on reçoit. » C’est peut-être là que se joue l’essentiel. Dans cette capacité à enchaîner les performances sans se raconter d’histoire, à gagner sans s’enflammer, et à perdre sans se cacher.
La saison de Biathlon va reprendre fin novembre 2026, il faudra donc patienter quelques mois pour retrouver la doubienne sur les skis. Crédit : Ethan Bickle
Ethan Bickle
