
Avec le retour des beaux jours, les cloches sonnent à nouveau pour des milliers de couples. En Bourgogne-Franche-Comté, l'Insee vient de le confirmer le chiffre de 9 700 mariages ont été célébrés dans la région en 2024. Moins qu'hier, certes. Mais des unions qui, pour cette raison même, n'en sont que plus précieuses.
Car cette tendance n'est pas propre à notre région. À l'échelle nationale, le nombre de mariages se maintient autour de 240 000 par an depuis 2011, après une lente baisse amorcée dès les années 1970. En 2024, 247 000 couples se sont mariés en France, un chiffre en légère hausse par rapport à 2023. Partout, le mariage se raréfie sans disparaître. Il se choisit, plutôt qu'il ne s'impose.
En Bourgogne-Franche-Comté, la tendance prend un relief particulier. Les femmes ont en moyenne 38 ans le jour du grand oui, les hommes 40 ans, soit quinze ans de plus qu'il y a un demi-siècle. On arrive à l'autel, civil ou religieux, après avoir vécu, construit, mûri. Émouvant aussi : un couple sur trois a déjà des enfants en commun le jour de la cérémonie, et même 44 % en milieu rural. La fête n'en est que plus chaleureuse, plus familiale, plus ancrée dans la vraie vie.
Autre signe de cet engagement réfléchi : un quart des futurs époux étaient déjà pacsés avant de se marier. La promesse avait été faite, puis confirmée. Quinze pour cent des unions sont des remariages, preuve que l'on croit encore, et toujours, au bonheur à deux.

La Bourgogne-Franche-Comté figure même parmi les régions où l'attachement aux cérémonies, civiles comme religieuses, reste particulièrement marqué, une tradition vivante, enracinée dans des terroirs qui savent faire durer les belles choses.
Le mariage ne disparaît pas. Il prend son temps, et c'est peut-être là son plus beau secret.
Clara Varenne

