Aller au contenu principal
Canicule dans l'Yonne : des horaires adaptés pour préserver l'activité économique

Canicule dans l'Yonne : des horaires adaptés pour préserver l'activité économique

Sarah Milen23 juin 2026

Depuis le 22 juin 2026, l'Yonne est en vigilance rouge canicule. Le préfet a pris trois arrêtés (dont le n° PREF/CAB/SIDPC/2026/035) encadrant les activités agricoles, forestières et du BTP. Plutôt qu'un arrêt des travaux, ces textes organisent un aménagement des horaires.

Agriculture : un encadrement co-construit avec la profession

Les travaux agricoles (moisson, battage, pressage) sont interdits de 13h à 18h, jusqu'à la levée de la vigilance rouge. Cette mesure résulte d'un dialogue entre la chambre départementale d'agriculture et la préfecture. En dehors de ce créneau, les travaux restent autorisés sous conditions : moyen d'extinction du feu, système de travail du sol et moyen d'alerte sur le chantier, vérification de l'absence de départ de feu avant de quitter la parcelle. Le créneau 11h-13h est également déconseillé. Les récoltes peuvent donc se poursuivre sur l'essentiel de la journée, avec un encadrement renforcé aux heures les plus chaudes.

Forêt : l'abattage maintenu, le débardage réorganisé

L'usage des engins de débardage, portage et débusquage est interdit de 13h à 20h. L'abattage des arbres n'est pas concerné et reste possible sans restriction d'horaire. Le débardage redevient autorisé de 20h à 13h, sous réserve d'un moyen de communication fonctionnel et d'extincteurs adaptés — soit 17 heures d'activité possible par jour pour ces engins.

BTP : un démarrage à 5h pour préserver les heures travaillées

Les entreprises du BTP sont autorisées à débuter leurs chantiers dès 5h, du lundi au samedi, par dérogation à l'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage. En contrepartie, elles s'engagent à limiter les nuisances sonores : équipements bruyants réduits au strict nécessaire, implantation éloignée des habitations et établissements sensibles, organisation des installations limitant l'impact acoustique. Cette mesure décale l'activité vers les heures fraîches sans réduire les heures de chantier disponibles.

Une logique d'adaptation plutôt que d'arrêt

Les trois textes partagent une même approche : adapter les horaires plutôt que suspendre l'activité. Pour l'agriculture et la forêt, les interdictions portent sur 5 à 7 heures par jour, laissant la majorité de la journée disponible. Pour le BTP, la dérogation élargit au contraire les horaires le matin. Ces mesures, liées à la durée de la vigilance rouge, sont temporaires.

Sarah Milen

Partager :
Groupe Scolaire Saint Joseph La Salle — Taxe d’apprentissage 2026