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Beauvoir : le Bellovidère remet son Prix de poésie le 24 mai

Beauvoir : le Bellovidère remet son Prix de poésie le 24 mai

Ugo Toussaint5 mars 2026

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Ouvert à toute la francophonie et loin des académismes, le Prix de poésie du Bellovidère fait rayonner la poésie à Beauvoir, entre cafés, bibliothèques et ateliers scolaires, récompensant auteurs et éditeurs le 24 mai prochain.

Le poète Isidore Lucien Ducasse, dit Comte de Lautréamont n’a vécu que 24 ans. Et si, durant ces 24 années, il n’a écrit « que » deux œuvres : Les Chants de Maldoror et Poésies (I et II), Lautréamont a écrit une phrase essentielle : « La poésie doit être faite par tous. Non par un. ».

Une phrase que Selin Dundär et Nicolas Delarbre, créateurs du Bellovidère à Beauvoir ont parfaitement intégré. Pour la troisième année consécutive, le Prix de poésie du Bellovidère démontre que la poésie n’est pas morte et reste un art utile, même si Maurice Carême a sans aucun doute contribué à faire de la poésie un art ridicule et simpliste, désabusant des générations entières : « Je vois un vivier complètement dingue d'auteurs, d'éditeurs, de revues, de lieux engagés. J'ai l'impression que c'est un endroit où on peut vraiment écrire très librement. C'est vraiment un lieu de liberté qui grossit fort » explique Nicolas Delarbre.

Un prix ouvert à toute la francophonie

Avant de devenir un prix reconnu recevant 150 ouvrages par an (ouvrages édités uniquement) de tout le monde de la francophonie, l'initiative a germé sur la scène même du Bellovidère : « Pendant 3 ans, on a eu des poètes de garde qui étaient des auteurs ou des artistes qui venaient faire 5 à 10 minutes avant chaque spectacle. On a voulu enfoncer le clou et organiser quelque chose qui est à la fois très large sur la francophonie et en même temps ultra local. »

Loin des académismes, la sélection des 15 finalistes par un jury repose sur une approche personnelle. : « Nos critères sont principalement sur ce qu'on ressent en les lisant, c'est-à-dire comment l’auteur ou le texte nous parle. C'est vraiment un critère de lecteur ». Cette année, la sélection se distingue par une forte présence internationale, avec notamment quatre auteurs québécois. Pour contrer cette appréhension, le Bellovidère multiplie les lectures dans des cafés ou des bibliothèques et organise des ateliers d'initiation avec les écoles pour apprendre aux enfants à « écrire autrement » : « Notre travail de fond, c'est de leur dire : venez goûter. La poésie, ce n'est pas que ce qu'on pense, c'est plein d'autres choses. Il y a des choses drôles, il y a des choses très dures, il y a des choses comme la vie » conclut Nicolas Delarbre. Le lauréat sera officiellement récompensé le 24 mai prochain et recevra un prix de 500 €, tandis que son éditeur se verra attribuer 250 €, en reconnaissance de son soutien à la publication de l’œuvre.

Ugo Toussaint

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