En déplacement le 1er mars sur la pelouse du FC Lorient, l’AJ Auxerre ne part pas favorite. Mais les Bourguignons sont capables de retourner la tendance et gagner ce match.
Légende : Kévin Danois risque d’être l’un des facteurs X de cette rencontre. Crédit : Matéo Desnoyers
À Lorient, il ne faut pas se raconter d’histoires. Le FC Lorient à domicile, c’est rarement une promenade de santé. Ça court, ça presse, ça marque. « C’est une équipe qui a toujours marqué dans ses matchs à domicile », rappelle d’ailleurs Christophe Pélissier. Le décor est clair. Si l’AJA joue en dilettante, le match peut vite tourner à la correction, comme face à Rennes au Mouchoir avec une victoire 4-0 à la clé.
Donc non, pas question de faire semblant. L’AJA devra être sérieuse. Bloc compact, lignes serrées, cerveau branché. Pas s’ouvrir en deux pour faire plaisir au public breton. Défendre, oui. Mais défendre intelligemment. Fermer l’axe, forcer Lorient à contourner, gagner les deuxièmes ballons. Et surtout éviter ces fameux trous d’air qui plombent tout.
Le moment d’oser, quand le match se tend
Ce genre de rencontre, ça ne se gagne pas forcément à la 5e minute. Ça se travaille. Ça s’use. Et souvent, ça bascule après la pause. Quand les courses sont un peu moins propres, quand les latéraux montent un peu trop et peinent à redescendre avec autant d’intensité, quand la confiance change de camp.
C’est là qu’Auxerre devra montrer autre chose que de la résistance. À la récupération, on avance. Vite. Pas trois passes latérales pour se rassurer. Une verticalité assumée. Les ailes pour écarter. Un appel tranchant. Un centre appuyé. Pas besoin de 15 occasions, une doit suffire. Efficacité.
Mais attention, pas d’excès d’enthousiasme.
Le détail, la discipline… et le caractère
Dans un match serré, les coups de pied arrêtés peuvent faire basculer l’histoire. Un corner bien frappé, un coup franc mal négocié, un duel gagné dans la surface. Ce sont ces détails qui changent une saison. « Quand on ne prend pas les points à domicile, il faut aller les chercher à l’extérieur », annonce avec beaucoup d’envie Sinaly Diomandé. Reste l’essentiel : la tête. « Toutes les défaites font mal, mais il faut savoir rebondir, martèle Christophe Pélissier. Et on est capable de rebondir. »
À Lorient, il faudra jouer libéré, sans se raconter que tout est perdu. Parce que non, tout n’est pas fini. Il reste 11 matchs. Et parfois, une saison se relance sur un terrain où personne ne vous attend. Au Moustoir, la marée sera orange. À l’AJA de ne pas boire la tasse… et de choisir le bon moment pour planter le drapeau bleu et blanc.
Ethan Bickle

