
À l'occasion du 17 mai, Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, l'association ADAVIRS lance un dispositif inédit dans le département : une ligne d'écoute et de signalement dédiée aux victimes et témoins d'actes anti-LGBTQIA+.
C’est une date qui résonne bien au-delà du calendrier. Le 17 mai 1990, l'Organisation mondiale de la Santé retirait l'homosexualité de sa liste des maladies mentales. Trente-six ans plus tard, jour pour jour, l'ADAVIRS (Association Départementale d'Aide aux Victimes d'Infraction et à la Réinsertion Sociale) choisit cette date symbolique pour annoncer la naissance d'un outil concret : un numéro de téléphone dédié au signalement des actes anti-LGBTQIA+.
Derrière ce lancement, une conviction forte : la haine ne se combat pas dans le silence. Trop souvent, les victimes d'injures, d'agressions ou de discriminations liées à leur orientation sexuelle ou à leur identité de genre renoncent à parler, faute de savoir vers qui se tourner. L'ADAVIRS entend changer cela, concrètement, avec un accès direct à des juristes formés et bienveillants.
LE DISPOSITIF EN PRATIQUE
- Numéro d'appel : 03.73.53.09.66
- Du lundi au vendredi, de 9h00 à 17h00
- Ouvert aux victimes et aux témoins
- Signalement en ligne : adavirs.com/signalement-actes-anti-lgbtqia
Au bout du fil, pas un robot ni un formulaire glacial, mais une juriste du pôle victimes de l'association. Elle écoute, informe, accompagne et oriente, selon la situation et les souhaits de la personne, dans les démarches qui pourront être engagées : dépôt de plainte, médiation, soutien psychologique ou orientation vers d'autres structures partenaires.
Ce numéro n'est pas sorti de nulle part. Il est le prolongement naturel d'un travail de fond engagé dès 2025 par l'ADAVIRS autour d'un observatoire départemental des discriminations anti-LGBTQIA+. Car avant d'agir, encore faut-il mesurer. Et pour mesurer, il faut que la parole circule.
Agréée par le ministère de la Justice, l'ADAVIRS dispose d'une expertise solide dans l'accompagnement des victimes d'infractions. Son intervention est globale, juridique, psychologique et sociale, et gratuite pour les personnes qui la sollicitent. Un socle de confiance qui lui permet aujourd'hui d'élargir son action vers les publics LGBTQIA+, encore trop souvent livrés à eux-mêmes après avoir subi des actes de haine.
La ligne est opérationnelle dès ce 17 mai 2026. Un signe que dans ce département, le silence n'est plus une option.
Sarah Milen
